Les évènements sportifs majeurs : un tremplin économique pour le Brésil

Depuis plus de quarante ans, plus aucun pays n'a organisé de manière si rapprochée les deux principales manifestations sportives mondiales : la Coupe du monde de football et les Jeux Olympiques d'été.

En 1972 et 1974, ce fut le cas de l'Allemagne fédérale, permettant ainsi au pays de conforter sa souveraineté et de retrouver sa place parmi les grandes nations. Quarante ans plus tard, une occasion comparable est donnée au Brésil. Le pays peut ainsi affirmer son statut de grande puissance émergente qui compte sur la scène mondiale.

Mondial de foot : une préparation difficile

Le 12 juin 2014 a été donné le coup d'envoi de la Coupe du monde de football. Officiellement, le Brésil a investi 9 milliards d'euros pour l'événement, les retombées économiques directes ont été estimées à plus de 3 milliards d'euros, en raison notamment de la venue de 600 000 étrangers et de la participation de plus de 3 millions de Brésiliens au Mondial.

Le gouvernement a annoncé la création d'environ 600 000 emplois et à un impact positif sur la croissance à hauteur de 0,4 % par an dans les cinq prochaines années.

En dépit de ces effets potentiellement positifs, l'événement suscite aussi bien des craintes et un certain mécontentement qui se sont exprimés avec force lors des manifestations très importantes de l'été 2013.

Bien que le mouvement a perdu de son ampleur petit à petit, les problèmes à l'origine de la contestation sociale demeurent, notamment les dépenses colossales engagées pour organiser le Mondial qui tranchent avec les retards d'investissements dans les services publics comme la santé et l'éducation notamment. Si à l’époque, pour l’ancien président de la Fédération Internationale de football association (FIFA) , Joseph Blatter, « le football est plus fort que l'insatisfaction des gens », plusieurs joueurs de l'équipe de football du Brésil ont néanmoins apporté leur soutien au mouvement.

Outre les troubles sociaux, les autorités ont du faire face à des retards qui s'accumulaient du côté des installations. La construction des équipements sportifs — douze stades neufs ou rénovés accueillant les matchs du Mondial — s’est plutôt bien déroulée, le plus grand retard étant constaté sur le chantier de Sâo Paulo sur lequel la chute d'une grue en novembre 2013 a provoqué deux morts et endommagé une partie de la toiture.

La principale difficulté se situait du côté des infrastructures de transports (métros, tramways, aéroports, etc.). Les déplacements des supporters risquant ainsi d'être parfois difficiles. Le chantier du tramway de Brasilia, par exemple, lancé en 2009, a dû repartir à zéro après une interruption de deux ans pour cause de corruption. Par ailleurs, l'état des réseaux de télécommunications et de l'hôtellerie est également un motif sérieux de préoccupation.

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