Des décisions pour relancer la compétitivité de la France

Huit leviers de compétitivité identifiés et un ensemble des trente-cinq décisions qui en découlent couvrent nombre des points faibles de la France en matière de compétitivité hors coût : les entreprises évoluent dans un environnement peu favorable à leur progressions (écosystème peu business friendly) ; mauvaise qualité du dialogue social sous-développement du capital-risque et des sources de financement alternatives au crédit bancaire ; faible force de frappe à l'export (manque d'ETI et effet d'entraînement insuffisant des grands groupes), faiblesse de la R&D dans les PME et faible interaction entre la recherche publique et privée ; système de formation déficient ; difficultés d'adaptation des pratiques managériales à l'internationalisation ; mauvais positionnement de milieu de gamme.

Parmi ces trente-cinq décisions, on en saluera plus précisément deux : le combat pour ne pas rallonger la durée des règlements, et le fait de stabiliser la durée du mandat de 5 dispositifs fiscaux cruciaux concernant la vie d'une entreprise et sa capacité à investir (le crédit impôt recherche — CIR, les « pactes d'actionnaires » (dispositifs favorisant la détention et la transmission d'entreprises).

La BPI est aussi une pièce maîtresse du dispositif mais qui doit encore faire ses preuves. On notera aussi que rien n'est dit des réglementations additionnelles lorsque l'entreprise franchit le seuil de 10, 20 et 50 salariés.

Souvent cités comme un frein important à la croissance des entreprises, ces effets de seuil seraient, d'après une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), statistiquement significatifs mais de faible ampleur) et donc loin de rendre compte des différences de taille d'entreprises entre la France et l'Allemagne.

La proportion d'entreprises entre 0 et 9 salariés diminuerait de 0,4 point en l'absence de ces seuils, tandis que la proportion d'entreprises entre 10 et 19 salariés et celle entre 20 et 250 salariés augmenterait de 0,2 point. S'appuyant sur ces résultats, le think tank iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) estime entre 70 000 et 140 000 le manque à gagner en nombre d'emplois non créés.

 

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