Dialogue social : le cas des pays émergents

De nombreux pays ont reçu des aides financières par l'intermédiaire du Fonds monétaire international (FMI) et de l'UE, conditionnées cependant à la mise en place de réformes structurelles et le rétablissement de l'équilibre de leurs finances publiques.

Ce contexte a laissé peu de place pour les NC. La fonction de soutien à la politique sociale de la NC comme c’était le cas dans le secteur privé, a ainsi été réduite à un minimum : la conservation de la main-d'œuvre qualifiée et l’amélioration des qualifications ne figurent ainsi guère dans les accords concernant le secteur public.

Par ailleurs, les récentes évolutions de la gouvernance des politiques économiques et budgétaires en Europe risquent de peser davantage sur la capacité de négociation des syndicats du secteur public.

Les pays émergents

Dans les pays émergents, la priorité donnée à la croissance et à la compétitivité extérieure a longtemps relégué au second rang la nécessité de doter le marché du travail droit social protecteur et les salariés d'un réel système de protection sociale, Pourtant, la hausse des revenus, ainsi que la volatilité des marchés mondiaux, ont incité ces pays à accomplir des progrès substantiels dans la mise en place de systèmes de protection.

Ainsi les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont connu un développement rapide dans ce domaine, chacun cependant selon une spécificité nationale : système de transferts de revenus conditionnels au Brésil, système d'assurance en Chine, système d'assistance en Afrique du Sud.

Si l'idée d'un socle de protection sociale progresse dans ces pays, le dialogue social demeure encore souvent très rudimentaire. Le problème principal est l'ampleur du travail informel (de 40 % dans les deux tiers des pays émergents selon l'OIT).

Mais les ouvriers dans le secteur formel ne sont souvent pas mieux lotis. En Chine, où aucune association autonome ouvrière n'est autorisée et où les syndicats sont toujours sous le contrôle du parti communiste, les grèves et manifestations se sont ainsi multipliées sous l'effet de la crise. Les revendications portent essentiellement sur les conditions de travail et les salaires Ces conflits contribuent à développer progressivement un premier cadre pour la négociation collective.

Ainsi, selon le China Labour Bulletin, des négociations, proposées par des représentants du personnel, ont permis dans certains cas de résoudre des conflits.

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