Optimiser ses finances malgré une procédure de divorce

On le sait tous, une procédure de divorce peut coûter cher. Entre les frais inhérents à la procédure elle-même, les impôts et taxes liés à une éventuelle soulte, les honoraires des avocats chargés de vous défendre et tout ce que l’on perd forcément dans une séparation, la note peut vite devenir salée. Dans ces conditions, il est primordial de savoir comment optimiser ses finances personnelles afin que le divorce ne soit pas un désastre économique en plus d’être une épreuve émotionnelle éprouvante.

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Tout diviser par deux… sauf les frais

D’un point de vue économique, un divorce revient à tout diviser par deux et à payer une expertise extérieure pour valider la légalité de la division. Autrement dit, tout ce que vous possédiez en commun avant le divorce va vous coûter de l’argent à séparer en parts individuelles. Avocats, notaires, banquiers, juges… la liste est longue des personnes à rémunérer pour leurs interventions lors d’une procédure de divorce, qu’ils interviennent directement ou du fait d’un patrimoine à répartir.

Et ces coûts peuvent encore augmenter. En effet, plus la procédure s’allonge et plus les frais s’accumulent. C’est alors un cercle vicieux qui prend forme. Les frais grandissants participent à l’augmentation de la tension dans le couple en voie de séparation, cette tension accroît la méfiance envers l’autre, qui pousse à bien verrouiller le dossier donc à faire perdre du temps…

Le secret ? Faire simple

On y gagne toujours à simplifier les choses. Dans l’idée, avant même de lancer une procédure de divorce, les époux ont tout intérêt à se mettre d’accord sur les conséquences de leur séparation. Toutes les conséquences. Celles relatives au patrimoine commun (comptes bancaires, patrimoine mobilier et immobilier…) comme celles relatives à la famille (garde des enfants le cas échéant, pension…) Dès lors que ces accords sont trouvés, les époux en instance de divorce peuvent se rendre chez leurs avocats respectifs et entamer une procédure de divorce par consentement mutuel. Dans sa dernière mouture, elle se révèle extrêmement simple à gérer et peut aboutir en quelques semaines seulement.

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La procédure de divorce simplifiée

A compter du moment où les futurs ex-époux sont effectivement d’accord sur les conséquences patrimoniales, sociales et financières de leur séparation, qu’aucun d’entre eux ne fait l’objet d’une mesure de protection (tutelle ou curatelle) et qu’aucun des enfants du couple ne demande à être entendu par un juge lors de cette séparation, alors les avocats se portent garants de l’intérêt supérieur de leurs clients respectifs et rédigent une convention de divorce qui sera signée par les deux parties lors d’un rendez-vous physique obligatoire, après délai légal de rétractation de 15 jours. Une fois la convention signée, elle est validée par un notaire qui l’enregistre au rang de ses minutes. Le divorce est légalement prononcé et les époux sont libérés de leur mariage par un contrat de divorce… sans juge.

En optant pour le divorce amiable ou le divorce par consentement mutuel, on raccourcit considérablement la procédure et on permet à chacune des parties de faire des économies substantielles et, conséquence secondaire appréciable, d’éviter les montées de tension au sein du foyer en séparation. Le divorce par consentement mutuel simplifie la vie à tous les niveaux.

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