Comment devenir acupuncteur ?

L’acupuncteur pratique une médicale traditionnelle chinoise en utilisant des aiguilles. Quelles sont les études qui permettent de devenir acupuncteur ? Quel est le salaire de ce professionnel ? Quelles sont ses missions ? Nous répondons à ces questions dans cette fiche métier acupuncteur.

Acupuncteur Au Travail Sur Une Patiente
© istock

Qu’est-ce qu’un acupuncteur ?

Quel est le rôle de l’acupuncteur ?

L’acupuncture, branche de la médecine traditionnelle chinoise, est une option de soins alternative. Elle s’attaque à une myriade de problèmes, tant physiques que psychiques, en rétablissant l’harmonie énergétique du corps.

Pour ce faire, l’acupuncteur, doté d’une formation médicale, place avec précision de fines aiguilles en des points spécifiques. Parfois, d’autres techniques s’ajoutent, comme l’usage de chaleur, d’électricité ou de lumière.

Avant d’entamer le traitement, le professionnel évalue l’état global du patient et fait l’inventaire des antécédents médicaux. Ceci l’aide à élaborer un bilan énergétique pertinent, sur lequel s’appuie un protocole de soins sur mesure.

En plus des séances d’acupuncture, des recommandations peuvent être émises concernant des médicaments homéopathiques, des régimes, ou des exercices. L’acupuncteur, souvent indépendant, peut aussi intégrer des équipes en cliniques ou cabinets.

En France, les médecines alternatives, même lorsque pratiquées par des médecins conventionnels, suscitent peu d’intérêt auprès des patients. Ainsi, le marché de l’acupuncture demeure restreint.

La profession d’acupuncteur est difficile à intégrer et moins lucrative que d’autres spécialités médicales, ce qui pousse de nombreux praticiens à maintenir une activité en médecine générale pour assurer leur subsistance.

Bien que l’acupuncture soit reconnue par le système de santé français, avec un remboursement des traitements et une formation universitaire dédiée, le succès du praticien dépend principalement de sa réputation. Il doit fidéliser sa clientèle et établir des relations durables avec ses patients.

Les qualités et compétences requises pour exercer ce métier

Pour devenir un acupuncteur qualifié, il est essentiel d’avoir une santé solide, tant mentale que physique. Il est aussi indispensable de posséder des facultés d’observation et d’analyse. La maîtrise de l’anatomie, ainsi que des connaissances en ostéopathie et pharmacopée sont incontournables.

A ne pas manquer :  Comment devenir facteur ?

Manipuler adroitement les aiguilles demande une réelle dextérité et ce professionnel doit faire preuve d’un respect rigoureux des normes d’hygiène et de sécurité. Les capacités relationnelles jouent également un rôle primordial et notons que le fait de savoir écouter et faire preuve d’empathie aide à construire un rapport de confiance.

Une bonne compréhension des techniques de médecine chinoise est nécessaire pour cibler les zones appropriées du corps. Il est aussi important de savoir détendre les patients.

Bon à savoir : La maîtrise des compétences de gestion comptable est un plus pour ceux qui dirigent leur cabinet. Soulignons aussi que ce professionnel doit respecter la confidentialité médicale.

Comment devenir acupuncteur ? Études et formations

Où se former pour le métier d’acupuncteur ?

En France, l’acupuncture est réservée aux médecins et sages-femmes qui doivent suivre un cursus médical. Ce parcours débute par le premier cycle de deux ans des études médicales. Il se poursuit avec un second cycle de quatre ans, comprenant stages et enseignements.

Les étudiants passent ensuite un concours pour entrer en internat. Une fois docteurs en médecine, ils peuvent se spécialiser en acupuncture. Cette spécialisation, le DIU d’acupuncture générale, dure deux ans.

Plusieurs universités françaises (à Nantes, Paris et Bordeaux notamment) permettent de préparer ce DIU. Les sages-femmes ont également la possibilité de se spécialiser en acupuncture obstétricale. Cette spécialisation nécessite l’obtention d’un DU.

Attention : Les personnes qui ne sont ni médecins ni sages-femmes ne peuvent pas exercer légalement l’acupuncture en France. Des formations en acupuncture sont aussi proposées par des écoles privées.

Les diplômes nécessaires

Les diplômes nécessaires pour exercer le métier d’acupuncteur varient selon les pays. En France, le DIU d’acupuncture générale ou le DU en acupuncture obstétricale s’imposent.

A ne pas manquer :  Comment devenir décolleteur ?

Quel est le salaire d’un acupuncteur ?

Les revenus annuels d’un acupuncteur peuvent aller de 30 000 € à 80 000 €.

Les différents statuts de l’acupuncteur

L’acupuncteur peut travailler en tant que professionnel libéral (en cabinet privé), salarié dans un établissement de santé, enseignant ou chercheur dans une institution académique. Il peut aussi être praticien au sein d’une clinique ou d’un centre spécialisé en médecine alternative.

Débouchés et évolutions de carrière

Pour embrasser la carrière d’acupuncteur, il faut décrocher un diplôme en médecine générale. Cette spécialisation n’offre que peu de possibilités d’ascension professionnelle. Dès le début, construire une réputation solide auprès des patients est crucial.

Les nouveaux acupuncteurs ont intérêt à intégrer des cabinets ou cliniques déjà établis. Ils peuvent choisir de travailler comme salariés dans divers établissements, y compris des cabinets de chiropratique.

Après avoir acquis de l’expérience et bâti un réseau de clients, l’acupuncteur peut s’installer en libéral. Malgré cela, le métier d’acupuncteur est moins lucratif que d’autres spécialités médicales. De plus, en France, l’acupuncture ne séduit pas un vaste public : nombreux sont les acupuncteurs qui continuent d’exercer la médecine générale pour assurer leur revenu.

Pourquoi devenir acupuncteur : avantages et inconvénients

L’acupuncteur aide les patients à améliorer leur santé en utilisant une approche holistique. Il peut bénéficier d’une certaine flexibilité des horaires de travail et d’opportunités diverses de développement professionnel.

En revanche, la période de formation et d’apprentissage de l’acupuncteur est longue. Ce professionnel fera face à une concurrence certaine sur le marché, à la nécessité de gérer une pratique indépendante et à l’incertitude des revenus.

À lire aussi :